Rédigé le 29/10/2006 à 20:26 dans documents | Lien permanent | Commentaires (10)
Rédigé le 09/10/2006 à 15:33 dans documents | Lien permanent | Commentaires (4)
Rédigé le 06/10/2006 à 12:23 dans documents | Lien permanent | Commentaires (1)
Je ne résiste pas à vous inviter à lire la tribune de Duhamel dans Libé à propos de Ségolène Royal, des people et de l'ordre juste.... A méditer !
Rédigé le 30/09/2006 à 19:57 dans documents | Lien permanent | Commentaires (4)
Souvenir, souvenir... Alors que certains continuent d'imaginer que Ségolène Royal pourrait tenir face à Sarko, voici un exemple de ce que donne notre candidat DSK lorsqu'il s'agit de débattre à la TV. C'était il y a plusieurs mois. Face à Gaymard...
Rédigé le 24/09/2006 à 18:34 dans documents | Lien permanent | Commentaires (3)


Entretien paru dans le journal Libération du 7 septembre 2006.
Ne craignez-vous pas que la guérilla parlementaire menée par la gauche soit inaudible pour l’opinion ?
« Face à un gouvernement qui restreint notre temps de parole et menace d’utiliser le 49-3, il nous faut bien utiliser les moyens dont nous disposons. On peut penser que cette tradition parlementaire est mal adaptée au fonctionnement d’une démocratie moderne. Mais ce projet est dangereux et il faut alerter les français. »
Vous avez dit à plusieurs reprises que vous n’étiez pas hostile au principe d’une ouverture du capital d’EDF et de GDF. Pourquoi avoir changé d’avis ?
« Je n’ai pas changé d’avis. J’ai toujours dit que je n’avais pas d’hostilité de principe à une ouverture du capital d’une entreprise publique à la condition que cela soit au service d’un bon projet industriel : c’est-à-dire de l’intérêt de l’entreprise, de ses salariés et des Français. Or ce n’est pas le cas pour la fusion entre GDF et Suez. D’abord, le consommateur sera la principale victime de cette opération en raison des hausses du prix du gaz qu’il va entraîner. Ensuite, ce mariage limite considérablement la capacité à satisfaire les missions de service public, notamment parce que la coopération entre EDF et GDF va disparaître. Par ailleurs, cette fusion ne contribue pas à renforcer notre sécurité d’approvisionnement . Enfin, on crée un concurrent inutile qui va déstabiliser EDF. »
Pour réaliser des missions de service public, faut-il que l’Etat conserve 100% du capital d’une entreprise ?
« Non, des entreprises privées peuvent parfaitement jouer ce rôle dans le cadre de délégation de service public. Les collectivités locales le savent bien. C’est ce qu’elles font pour les cantines des enfants par exemple. Mais ici, on ne parle pas d’un bien quelconque, mais de l’énergie qui est un bien indispensable à la vie. Avec GDF, on se trouve dans une situation de monopole naturel, c’est-à-dire que la concurrence peut difficilement se mettre en place. Le rapport de force sera donc en faveur du futur groupe née de la fusion. Si le monopole a toujours des inconvénients, le monopole privé, lui, est la pire de situations.
Le gouvernement et la droite, à l’occasion des affaires Danone puis Enel-Suez, s’est emparé du concept de « patriotisme économique », notamment pour justifier l’opération GDF-Suez. Ce concept vous semble-t-il opérant à l’heure de l’Europe des 25 ?
« Le patriotisme économique doit être européen. Nous avons eu un Arcelor, nous risquons d’en avoir trois, quatre, cinq dans le futur. Des catastrophes se préparent. A l’échelle européenne, que faisons nous ? C’est un sujet majeur, et je ne crois pas qu’il faille se défendre à l’intérieur de chaque Etat membre. »
Qu’est-ce que le socle public EDF-GDF dont parle le PS dans son projet ?
Cela signifie que des structures publiques contrôlent les réseaux de distribution du gaz et de l’électricité. C’est là que se trouvent les véritables enjeux de service public, d’accès au réseau et de péréquation... »
Vous n’êtes donc pas favorable, comme François Hollande, à une fusion entre EDF et GDF ? L’important, c’est l’affirmation d’un pôle public de l’énergie en France, dans un cadre européen. Aujourd’hui, les modalités juridiques de la création de ce pôle sont secondaires »
Si vous êtes élu président de la République en mai 2007, que ferez-vous ?
« Il faudra reprendre le débat avec nos partenaires pour construire l’Europe de l’énergie. Depuis le référendum, il appartenait au président de la République d’agir. Il n’a rien fait et personne ne peut croire qu’il le fera dans les huit mois qui viennent. Le débat reprendra donc après l’élection présidentielle. Ou bien on renonce à la construction politique de l’Europe, ou bien la France fait des propositions sur quelques grands sujets : la question énergétique et ses conséquences géopolitiques, les droits sociaux en Europe, la question du gouvernement économique et de l’inachèvement de l’euro, la politique étrangère et de défense, le développement du Sud. »
Et le nucléaire ?
« Il n’y a aucune raison pour que le sujet soit tabou. Nous avons un avantage en matière nucléaire que nous avons intérêt à maintenir. Sur ce sujet, je ne suis pas pour la politique de l’autruche, consistant à jouer à cache-cache avec les Verts. Il faut aller beaucoup plus loin dans la transparence, notamment sur la question lancinante des déchets et de la sécurité. »
Pourquoi la politique énergétique ne constitue-t-elle pas un sujet majeur du projet socialiste ?
« Je veux présenter aux socialistes d’abord, au pays ensuite, les grands problèmes que le président sera amené à traiter. Il y a des problèmes malheureusement traditionnels : l’emploi, le pouvoir d’achat, la solidarité. Mais il y a aussi de grands problèmes internationaux, parmi lesquels, les questions liées à l’après pétrole : l’épuisement de la ressource, son prix, ses conséquences environnementales, ainsi que ses conséquences géopolitiques notamment l’instabilité que crée la dépendance en hydrocarbures, et aussi le débat sur le nucléaire et les énergies renouvelables. La préparation de l’après pétrole me parait absolument décisive. Et cela relève du président de la République. »
Propos recueillis par Grégoire Biseau et David Revault D’allones
Rédigé le 09/09/2006 à 18:08 dans documents | Lien permanent | Commentaires (0)
Lors d'un super meeting avec près d'un millier de personnes au gymnase Jappy, DSK a dénoncé "les impostures" des promesses de Nicolas Sarkozy, se prononçant pour "une France plus généreuse", lors de son premier meeting parisien de campagne.
Morceaux choisis:
"Que de contre-vérités assénées jour après jour, de faux semblants, de promesses bafouées!", (...) "Toutes les promesses non tenues de Jacques Chirac ont nui à la démocratie, ont tué la politique dans notre pays".
" Nicolas Sarkozy n'est pas le dauphin de Jacques Chirac, mais son héritier, il en a les pratiques, les comportements, les postures qui tournent souvent à l'imposture".(...) "imposture de dire que les problèmes économiques viennent des 35 heures", "imposture de proposer de supprimer les cotisations sociales sur les heures supplémentaires" --"ce sera moins d'embauche et l'échec définitif de la sécurité sociale".
"Imposture" encore de de vouloir supprimer les droits de succession", qui ne concernent que "11% des Français", "imposture" de nous dire qu'il a résolu les problèmes de l'insécurité".
"Si toutes ces impostures son possibles, c'est que la pratique de Jacques Chirac au cours de son septennat a été de faire croire aux Français qu'on pouvait tout dire en politique et faire exactement le contraire".
"Ce que je veux, c'est changer votre vie", a aussi dit DSK en concluant son discours.
Rédigé le 30/06/2006 à 11:12 dans documents | Lien permanent | Commentaires (1)
Mercredi 26 octobre p.177
Lionel Jospin m’a fait parvenir la semaine dernière son livre. (…) Sans être révolu¬tionnaire, c’est un très bon livre. (…) En revanche, je trouve Lionel trop classique dans son analyse de la mondialisation. Le vrai phénomène nou¬veau, c’est que la Chine, l’Inde et d’autres ont mis sur le marché des quantités considérables de travail. Du coup, le prix du travail baisse et la rémunération du capital augmente. (…) Aujourd’hui, le nouvel âge du capitalisme, c’est le marché mondial sur lequel fusionnent capital industriel et capital financier. (…)
Je crois que Lionel Jospin a fait, par l’écrit, le point sur lui-même, le point sur ce qu’il croit. Il l’a fait avec cette rigueur et ce recul qui sont les traits dominants de sa pensée. C’est pourquoi il parvient à être à la fois un intellectuel et un politique. C’est pourquoi aussi certains le trouvent parfois distant, voire cassant. Cela lui a joué de bien mauvais tours, car s’il serait absurde de résumer l’échec de 2002 à un problème d’empathie, je suis cependant convaincu que cela a joué. Pourtant, Lionel sait être drôle, affectueux et touchant. Je ne connais pas d’homme dont l’image en public soit plus différente de son comportement au sein d’un cercle d’amis.
Mardi 1er novembre p.178
Cela fait cinq jours que Clichy-sous-Bois est en proie à des violences urbaines. (…) (Nicolas Sarkozy) a un problème avec les mots. Il ne sait en user que pour provoquer. Jamais pour apaiser. L’idée qu’il puisse être responsable ne l’effleure pas. « Racaille », « Kärcher », toute cette violence verbale attise le feu. Ces mots ne lui échappent jamais ; ils sont soigneusement choisis, mûris, aiguisés, pour plaire à l’extrême droite comme à la droite et avoir un impact médiatique maximal. C’est parce que ces situations conviennent bien à Nicolas Sarkozy qu’il n’hésite pas à les rechercher. Sa responsabilité est grande. (...)
Mardi 29 novembre p.193-196
Qu’est-ce qui fait la popularité d’un responsable politi¬que ? (…) Avant-hier, la réponse à cette question était assez simple. Elle tenait en quelques mots : d’importantes fonc¬tions occupées à la tête d’un mouvement politique ou de lourdes responsabilités d’Etat tenues avec succès. (…) Hier, avec l’élection du président de la République au suffrage universel, la donne a quelque peu changé. Puis¬que tous les Français sont amenés à se prononcer sur votre candidature, il ne suffit plus d’être reconnu, apprécié, suivi par ses collègues parlementaires ou par les militants de son parti, il faut l’être par tous et toutes. (…) Il ne peut y avoir de démocratie sans que ce processus s’exerce, qu’il prenne la forme d’une course de fond comme c’est plutôt le cas en France ou d’une course de vitesse à l’image des primaires américaines. (…) Le débat en public est la seule manière de con¬fronter deux personnalités et de mesurer les compétences et les traits de caractères de chacune d’entre elles. Est-ce bien utile demanderont certains ? Dans le monde mo¬derne, tout dirigeant n’est-il pas entouré d’une foule de conseillers qui peuvent suppléer une connaissance dé¬faillante ? Je ne le crois pas. La façon de réagir à une situation de crise, l’aptitude à mobiliser des expériences passées que l’on nomme l’intuition, la capacité à tenir bon dans l’adversité la plus grande, lorsque la pression des adversaires est la plus forte, ne relève pas des conseillers. Elle découle du chef. C’est même sa raison d’être (...) Alors ? Serait-elle fausse cette analyse qui veut qu’il faille d’abord passer pas l’expérience et la sélection naturelle pour avoir fait la preuve de sa capacité à con¬duire notre peuple dans des circonstances difficiles ? Serait¬-il possible d’inviter le pays à se redresser dans « le sang, le labeur, les larmes et la sueur » sans avoir soi-même subi aucune épreuve ? Ce n’est pas sûr. Le temps des sondages n’est pas celui de l’élection. (…) Evidemment, il serait absurde de conclure qu’une popu¬larité au zénith constitue un handicap. Mais elle ne peut suffire. Voilà les réflexions que m’inspirent ce matin la lecture des résultats d’un sondage très flatteur pour Ségolène Royal. Sa popularité est forte. L’essentiel reste à faire.
Samedi 31 décembre p.204
Cette séance de vœux à la télé est vraiment redoutable. J’ai toujours admiré François Mitterrand dans cet exer¬cice. Il n’avait pas son pareil pour, tel l’ami de la famille, nous chuchoter quelques phrases à l’oreille. Plus compas¬sionnel que politique, il ciselait ses allocutions avec une vraie connaissance de nos maux et un art consommé des mots.
Rédigé le 24/05/2006 à 12:56 dans documents | Lien permanent | Commentaires (0)
Dimanche 29 mai p.55
Le « non » est à 55%. (…) Les Français trouvent l’Europe trop libérale et trop peu démocratique. Le traité constitutionnel européen permettait le début d’une réorientation. Je ne crois pas que le « non » soit fondateur d’un nouveau cycle à gauche. Il est le produit des circonstances. Il est le révélateur de la colère française vis-à-vis du libéralisme ambiant en Europe. Il est la sanction de la « démission » de Jacques Chirac face à la construction européenne. Si le Parti socialiste porte sa part de responsabilité, c’est qu’il n’a pas donné de sens, de contenu à son alternative. Il a trop tardé à produire son projet et les Français n’ont vu que le « non » pour s’opposer. (…)
Samedi 2 juillet p.60
Rendez-vous ce matin à la Fondation Jean-Jaurès pour un séminaire sur le référendum. La cité Malesherbes a été le siège historique de la SFIO. C’est aussi, je ne peux m’empêcher d’y penser chaque fois que j’y pénètre, le lieu de la rencontre de mes parents. Mon père, qui avait quitté très tôt le Parti communiste, au milieu des années 1930, à l’occasion des procès de Mos¬cou, s’était engagé à la SFIO avant la guerre. Après avoir été démobilisé, il rejoignit le réseau de résistance Libé-Nord. Après la guerre, il a plusieurs fois été candidat en Seine-et-Marne – et fut battu autant de fois. Jamais élu, il avait cependant un titre qui existait alors dans ce parti très structuré et très hiérarchisé, titre dont il était fier : il était « orateur » de la SFIO, ce qui lui donnait le droit de s’exprimer dans les réunions publiques au nom de son parti. Après avoir été instituteur, il donnait aussi des consultations juridiques gratui¬tes cité Malesherbes... qui était le siège du Populaire, le journal du parti pour lequel ma mère, journaliste, tra¬vaillait.
Jeudi 7 juillet pp.61-63
Après les États-Unis le 11 septembre 2001 et l’Espagne le 11 mars 2004, c’est au tour de la Grande-Bretagne d’être frappée par les attentats terroristes. (…) J’observe Tony Blair dans ce moment difficile. (…) Le Premier ministre, qui a appelé les Britanniques au calme et au rassemblement, qui a opposé au terrorisme une in¬transigeance absolue, n’était plus l’homme las et parfois désabusé qui était apparu sur les écrans ces derniers temps. Il avait de l’énergie et de la dignité. Un souffle churchillien, un peu de l’âme de cette nation qui a tou¬jours résisté à toutes les tentatives d’occupation, passaient dans son discours à la fois inspiré et rassurant. C’est dans ces moments-là qu’on mesure la stature d’un responsable politique, par sa capacité à défendre les intérêts vitaux de son pays, à exprimer l’esprit d’un peuple, à créer la confiance à l’instant même où elle est la plus menacée, donc la plus nécessaire.
Dimanche 5 février pp.338-339
La crise née de la publication des caricatures de Ma¬homet s’amplifie (…) Puisqu’il faut y revenir, revenons y. La liberté d’expression passe par la liberté de la presse. Qu’on ne compte pas sur moi pour remettre en cause un des acquis fondamentaux de notre démocratie. Celle-ci ne justifie pas tout, bien sûr. La liberté de la presse a son corollaire : la responsabilité. Elle ne saurait être absolue. Mais elle est intangible. Renoncer à la liberté d’expression, c’est renoncer à la démocratie (…) Je trouve injuste, inepte même, d’assimiler islam et terro¬risme par une caricature qui fait du prophète Mahomet un fauteur de terrorisme. (…) Je comprends que la plupart des musulmans soient choqués par cette représentation du prophète, qu’ils se sentent blessés, atteints dans leur foi, meurtris. Mais eux ne sombrent pas dans la violence. Ils expriment de l’incompréhension, pas de la haine. Rien ne justifie la violence actuelle des protestations ni les déchaînements d’intolérance.
CONCLUSION pp346-360
(…) Nous ne pouvons rester immobiles face à l’intensification de la mondialisation et aux effets qu’elle exerce sur l’économie comme sur la société : les Français l’ont bien compris. L’effort à produire est considérable. Préserver notre culture, nos traditions, notre héritage politique et social et, dans le même temps, transformer notre pays pour lui imprimer le rythme du monde, saisir les oppor¬tunités offertes par cette nouvelle donne, permettre à la France de conserver son rang et son influence : voilà la tâche qu’il faut accomplir. Elle est exigeante. Elle requiert plus que de la détermination, presque de l’acharnement. (…)
La question centrale de l’élection de 2007 sera donc bien la suivante : un président pour quoi faire ?
Il faut d’abord un président qui imprime une orienta¬tion politique. (…) Le président ne saurait cependant varier au gré des ressacs de l’opinion publique. Il ne peut être un président-ectoplasme qui ne s’enquerrait des sondages que pour s’y conformer. Rien ne serait plus détestable dans son prin¬cipe ni plus dangereux dans son accomplissement qu’un président qui demanderait alentour ce qu’il doit faire : il lui faut savoir ce qu’il veut pour la France et l’indiquer aux Français. (…)
Si le président doit considérer les sondages avec pru¬dence, il doit aussi tenir à distance les experts. Souvent issus de l’ENA, ces derniers savent tout ou presque. (…) Je ne prétends pas que la compétence n’est pas nécessaire à l’exercice des responsabilités gou¬vernementales parce que les questions à traiter seraient avant tout politiques. Je pense au contraire que la compé¬tence est plus nécessaire encore aujourd’hui qu’hier parce que le monde est devenu plus compliqué et que les affaires de l’État ont gagné en technicité. Mais je crois que c’est le responsable politique lui-même qui doit être compétent, et pas seulement ses conseillers dont la tendance naturelle est de chercher à le transformer en perroquet. (…)
Le président doit indiquer un chemin au pays, et c’est justement ce qui ne s’est pas passé en 2002. (…) Faire entendre la voix de la France, voilà bien ce qui relève du président de la République et qui ne relève que de lui. Ce message fait de l’alliance de la liberté et de l’égalité, beaucoup de peuples sont prêts à l’entendre. Beaucoup nous disent aujourd’hui combien ils souffrent de ne plus l’entendre. Plus près de nous, nos amis nous attendent pour re¬prendre le cours de la construction européenne. Nous ne le ferons pas sans eux, mais ils ne le feront pas sans nous. Le prochain président n’aura que peu de temps pour prendre des initiatives s’il souhaite en voir l’aboutissement. C’est pourquoi il doit avoir dès maintenant à l’esprit la voie qu’il entend proposer. (…)
Reste la confiance. (…) Si la confiance nous fait défaut, c’est parce que l’avenir paraît sombre. Le sentiment du déclassement gagne toutes les catégories de la population, ceux qui souffrent depuis longtemps comme ceux qui découvrent la souffrance. A tous ceux-là, je veux dire que je crois en notre avenir collectif. (…)
Cela fait trente ans, presque jour pour jour, que j’ai adhéré au Parti socialiste. J’avais un peu plus de vingt ans – l’âge des enthousiasmes. J’ai maintenant l’âge de la détermination. (…) Faire de la politique, c’est vouloir servir. C’est vouloir changer le monde. C’est vouloir changer la vie. Briguer les plus hautes charges, c’est ne pas rester frileusement en retrait : c’est vouloir mettre en accord des années de combat militant et ce que je crois juste pour la France. Je veux redonner l’espoir de construire le monde au¬trement qu’en s’inclinant devant le pouvoir de l’argent. Je veux faire en sorte que l’espoir change de camp.
Rédigé le 23/05/2006 à 16:01 dans documents | Lien permanent | Commentaires (3)
L'intervention de DSK lors du rassemblement de Socialisme & Démocratie, du 13 mai 2006, est déjà consultable en ligne.
Rédigé le 16/05/2006 à 10:37 dans documents | Lien permanent | Commentaires (0)
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