Qui décide au PS ? Notre parti avait fait une grande campagne d'adhésion expliquant qu'avec 20euros, chacun pouvait participer à la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.
Aux adhérents donc de choisir parmi ceux qui se sentaient prêts à disputer l'investiture interne. Mais voilà que Rebsamen, numéro deux du PS, demande maintenant le retrait des candidatures autres que celles de ségolène Royal !
Tant qu'il y est, on pourrait peut-être annuler le vote prévu pour procéder à la désignation par acclamation de la championne des médias, non ?
Cette nouvelle déclaration de François Rebsamen pourrait prêter à sourire quand on sait que l'homme a réussi à traverser presque tous les courants en quelques années: fabiusien d'origine, Rebs était avec DSK avant de se rallier à Hollade puis maintenant à Ségolène... Quelle cohérence !
Mais c'est une illustration supplémentaire du sectarisme de l'appareil socialiste qui semble prêt à tout pour faire gagner l'auto proclamée candidate d'une "rénovation" au PS. Rénovation donc on peut constater les méthodes particulières....
Je ne peux donc que rejoindre les propos de Michele Sabban sur la déclaration de Rebsamen:
"Je suis scandalisée, c'est une démarche opportuniste", a déclaré à l'AFP Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France et membre du bureau national du PS.
"C'est un déni de démocratie militante", a-t-elle encore estimé, rappelant la grande campagne d'adhésion lancée par le parti socialiste. "On dit aux nouveaux militants : +vous avez payé 20 euros pour voir mais c'est du poker menteur, vous n'aurez pas à choisir+".
A cet égard, "le silence du premier secrétaire est troublant", a-t-elle déclaré.
Elle a noté aussi que Rebsamen avait "oublié le congrès du Mans" et la synthèse intervenue entre les motions, puisqu'il ne demandait pas à Laurent Fabius, signataire de la synthèse et également candidat, de se retirer.
"Trop c'est trop : je présenterai mardi au bureau national une motion d'ordre, j'interpellerai le premier secrétaire, je souhaite que la méthode des pressions s'arrête", a-t-elle ajouté.
Pour elle, les méthodes de François Rebsamen sont "mauvaises pour le parti", qui, a-t-elle souligné, "n'a jamais investi ses candidats sur un enjeu de popularité dans les sondages, mais sur des orientations".
"Et la seule donnée, c'est le vote des militants. Jusqu'au bout un vote n'est jamais acquis", a-t-elle souligné

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