Quelques heures avant la finale de la coupe du monde, notre ami DSK s'est rendu au festival Solidays pour apporter son soutien à l'association Solidarité Sida.

Pendant sa visite, DSK a discuté longuement avec plusieurs responsables d'associations. Il a signé la pétition portée par Médecins du Monde et a visité de nombreux stands du village associatif.
L'accueil était très chaleureux de la part des militants impliqués dans la lutte pour l'accès aux soins des malades des pays pauvres. Il faut dire que DSK est un des premiers responsables politiques français qui s'est engagé sur cette question. Il a soutenu la campagne de l'association RéSo sur cette question et l'opération "On s'en fout pas" initiée par Solidarité Sida.
DSK a aussi signé une tribune dans Libération, il y a quelques mois, intitulée "SIDA: grande cause de l'Europe" et dans laquelle il expliquait:
"Les compagnies pharmaceutiques occidentales qui poussent à restreindre l’utilisation des génériques dans les pays en développement au motif qu’elles doivent couvrir leurs dépenses de recherche insultent notre éthique et notre intelligence : elles n’y réalisent qu’une infime part de leurs ventes ! Nous ne devons en aucun cas céder à leurs exigences !

L’une des seules possibilités de contourner cette entrave serait l’octroi, par des pays émergents, de « licences obligatoires » à leurs producteurs de génériques, afin d’exporter des médicaments vers des pays moins développés, comme la Déclaration de Doha les y autorise. Mais la complexité de ce mécanisme adopté par l’OMC est telle qu’il n’a jamais été appliqué. Les pays en développement portent une part de responsabilité. Longtemps, le déni de l’existence même de l’épidémie de sida y a prévalu. Aujourd’hui encore, certains gouvernements se montrent beaucoup trop frileux dans l’utilisation de ces licences. Mais les Etats-Unis, comme d’autres pays, doivent être dénoncés. Ils multiplient les accords bilatéraux avec des pays en développement, leur imposant des contraintes parfois scandaleuses : rallongement des durées de protection par les brevets au-delà de vingt ans ; blocage de l’enregistrement des génériques pour plusieurs années... La France doit s’opposer au sein de l’OMC à ce type d’accords et replacer la négociation dans le cadre multilatéral, où les pays en développement ont davantage de chances d’être justement défendus.
De plus, quand les médicaments seront rendus financièrement accessibles pour les pays en développement, il restera à construire des systèmes de prévention, de soin, de distribution des médicaments et d’accompagnement des patients sans lesquels l’épidémie ne sera pas enrayée. Notre pays n’agit pas à la hauteur de l’urgence de la situation : la contribution française à la lutte mondiale contre le sida doit encore sensiblement augmenter. En 2002, la création du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme sous les auspices du G8 a ouvert l’espoir d’une prise en charge thérapeutique généralisée. Néanmoins, à peine trois ans après son lancement, cet instrument financier vit une crise sévère. Le fonds mondial a estimé les besoins à 17 milliards de dollars par an, soit le coût de quelques semaines de guerre en Irak, pour assurer la généralisation des traitements alors que l’abondement actuel n’est que de 3,5 milliards de dollars. A condition de le vouloir, ces sommes pourraient assez facilement être mobilisées".


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